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Les autocars "Macron" trouvent leur (petite) place dans le marché des transports

L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER) a rendu public sont premier rapport annuel sur le marché du transport par autocar et les gares routières. Ce rapport se base sur la période du 8 août 2015 au 30 juin 2016. Il souligne que les autocars « Macron » ont trouvé leur place dans le paysage français, en concurrencant notamment les lignes TGV, tout en restant une alternative très relative à la voiture.

 

Selon, ce rapport de l’ARAFER, en moins d’un an, les cars Macron ont connu un fort développement avec 3,4 millions de passagers transportés, et près de 200 villes françaises desservies.  Cette offre réunit plus de 1.000 liaisons dont près de 50% n’ont pas d’alternatives directes en transport collectif terrestre.

 

Ce démarge rapide s’explique en partie par une « tarification particulièrement attractive » de l’ordre de 3,4 euros hors taxes par passager aux 100 km . Même si la note souligne une tendance haussière sur ces tarifs, sur la période de l’étude, le taux d’occupation a augmenté de 40%, passant d’un taux d’occupation de l’ordre de 30% au début à 40% au 30 juin 2016. Aussi, l’ARAFER souligne que le chiffre d’affaires pour le secteur est de 40,5 millions d’euros et qu’environ 1.350 emplois ont été créés.

 

Toutefois, le bilan souligne que sur les 930 milliards de kilomètres réalisés par les voyageurs français, les cars Macron n’en représente que 1,2 (0,13%), contre 738 pour la voiture individuelle (79,4%) et 94 pour le train (10,1%). Au final, avec des trajets moyens de l’ordre de 350 kilomètres, ces autocars ont surtout concurrencé les TGV et notamment les lignes reliant des grandes villes comme Lille, Rouen et Lyon à Paris.